Le saviez-vous ?
Avant qu’un panneau solaire n’arrive sur votre toit, il est passé par différentes étapes.
Un peu d’histoire.
La première est l’extraction du silicium qui provient du sable purifié à 99.99%.
Transformé en lingot, le silicium est ensuite découpé en fines galettes appelées « wafers ».
Ces « wafers » servent à produire les cellules photovoltaïques. Les gros acteurs sont Q-Celles, Suntech, Sharp et Kyocera. Ces cellules sont ensuite assemblées pour fabriquer les panneaux solaires.
D’ici 2011 le prix du silicium ne devrait plus peser que pour un tiers du prix d’un panneau solaire.
Les prix des panneaux solaires ont diminué de près de 17% en 2009. D’ici 2015, ces prix devrait encore diminuer de moitié via une diminution du prix des matières premières et de l’augmentation de la production qui permet de réaliser des économies d’échelle.
La puissance de vos panneaux est exprimée en Watt Crète (Wc), unité qui définit la puissance électrique disponible, convertie ensuite par votre onduleur en 220V afin d’être compatible avec le réseau de distribution.
KWc : Kilowatt crête (puissance dans des conditions standards); la puissance crête d’un système photovoltaïque correspond à la puissance électrique délivrée par ce même système dans des conditions standards d'ensoleillement (1000 W/m²), de température (25°C) et de standardisation du spectre de la lumière (AM 1,5).
Eviter l'ombrage
Même le plus petit ombrage partiel (dépôts de saleté par exemple) entraîne une réduction du rendement. Un panneau est considéré comme « non ombragé » si l'ensemble de sa surface reste libre de toute ombre pendant toute l'année.
Même le jour le plus court de l'année, la lumière du soleil peut atteindre librement le panneau.
Ventilation fiable
Un jeu suffisant entre le cadre du panneau et la surface de montage est nécessaire pour permettre la circulation de l'air de refroidissement à l'arrière du panneau. Cela permet également la dissipation de l'humidité ou de la condensation.
Un jeu de 6,35 mm (¼ de pouce) ou plus entre les panneaux est nécessaire pour permettre la dilatation thermique des cadres.
Faut-il faire assurer ses panneaux solaires ?
Comme pour toute assurance, rien n’est obligatoire. Tout dépend par exemple de leur accessibilité car les intempéries telles que la grêle ou les orages ne doivent pas les endommager.
Par contre, si votre installation est facilement accessible, il peut être intéressant de vérifier auprès de votre assureur s’ils font « partie intégrante » des biens de votre maison. Et si la réponse est négative, de demander une modification de votre contrat. En effet, les panneaux coûtent chers et les vols (notamment pendant les vacances) sont devenus monnaie courante pour alimenter un marché parallèle.
Est-ce rentable ?
Le prix d'une installation varie de 18 000 € à 22 000 €, pour 20 à 22 m2, avec une puissance de 3 kW. On peut bénéficier d'un crédit d'impôt d'un montant correspondant à 50 % du prix du matériel.
Pour les français, les frais de pose n'entrent pas dans le calcul. Si la vente de l'électricité rembourse le prix de l'installation à partir de huit ans, c'est valable. Au-delà de douze ans, cela relève d'une démarche avant tout écologique.
Peut-on poser des panneaux n'importe où ?
Il faut mener une étude fiable qui prend en compte l'orientation de la maison, la pente de la toiture, l'ombrage environnant.
Des relevés de luminosité ont été enregistrés par Météo France selon les régions.
L'idéal : être plein sud, avec une pente à 30° et sans aucun arbre ni immeuble autour.
