02/05/2011 - Les panneaux solaires sont un danger pour les pompiers
En août 2010 nous avons déjà publié un article relatif aux dangers des installations solaires pour les pompiers. Les choses semblent évoluer et une recherche de solutions s’ébauche. La solution viendra t’elle de Suisse ?
Les panneaux solaires sont un danger pour les pompiers ; la Suisse s’attèle à trouver des solutions.
SÉCURITÉ | Les soldats du feu risquent l’électrocution lors d’incendies.
Danger d’électrocution
Le solaire est promis à un bel avenir. Mais le boom du solaire a sa part d’obscurité. En cas d’incendie, les combattants du feu doivent faire face à davantage de risques collatéraux. «C’est clair que cela commence sérieusement à devenir un problème», confie l’un d’Eddy Gay, président du groupement latin de la Fédération suisse des sapeurs-pompiers (FSSP). Les cellules photovoltaïques produisent du courant continu aussi longtemps qu’elles captent de la lumière (soleil, projecteurs ou encore flammes). Les systèmes les plus récents sont pourvus d’un interrupteur. Mais les panneaux solaires, comme les câbles qui les relient à l’interrupteur, restent sous tension.
Endommagés, ils représentent un véritable péril pour les brigades du feu. La tension peut grimper jusqu’à 1000 volts (dès 120 volts, on parle de danger). En cas de contact avec un composant chargé — ou l’eau qui le touche — c’est l’électrocution. Qui peut entraîner la mort par arrêt cardiaque.
A cela s’ajoute le poids des panneaux qui contribue à faire céder une charpente sinistrée. Sans parler des couches de verre que la chaleur d’un brasier peut briser et projeter. Quant aux installations thermiques, elles risquent de déverser de l’eau brûlante (parfois à plus de 200 °C) sur les pompiers.
Un nouveau règlement sur les connaissances de base est en cours d’élaboration. Une donne qui ravit plusieurs fédérations cantonales, en attente d’une marche à suivre. «A défaut, on agit comme pour les installations électriques, en s’entourant des compétences des électriciens», explique Cédric Fagherazzi, président de la Fédération vaudoise des sapeurs-pompiers.
Genève étudie le problème depuis près de trois ans. «L’avantage, c’est qu’on a pu identifier le danger, explique le capitaine Michel Bernard. Pour intervenir, on a plusieurs remèdes, mais pas «la» solution.» Les services d’intervention du pays l’espèrent pour la fin de 2011.
